Zora
Zo comme l'appellait son mari , ou Zozo pour les intimes , vient de nous quitter .
Au terme d'un combat acharné contre une terrible maladie . Tous ceux qui l'on vue ces derniers temps vous diront que jamais elle ne s'est plainte , mais que jusqu'au bout elle s'est intéréssée à leur santé et à leur vie à eux . Elle etait d'une énergie et d'une joie de vivre peu commune qu'elle transmettait à son entourage .

Mais ce que peu savent , c'est qu'elle a été une des chevilles ouvrières de l'école du Pontet et du Cercle . En 1982 , c'est elle qui pousse son homme qui vient d'arriver de Lyon , à enseigner le kung fu . Elle sera d'ailleurs sa première élève en compagnie de 2 autres amis . C'est elle encore qui sera une des fondatrices de l'école du Pontet , le 1ér siège social etant situé dans son salon de coiffure . Elle animera même les cours des petits durant les 1ére années ( regardez les photos d'archives )

L'amitié nait tout de suite avec Michel , le Sijo et c'est autour de sa table que sera discuté le projet de création du Cercle .
Elle a participé activement au fonctionnement du Cercle , qui ne se souvient de la restauration lors des tournois ou des séminaires d'été ou elle bichonnait tout son petit monde .
Partout elle communiquait sa bonne humeur et sa joie de vivre . Aujourd'hui , le vide est à la dimension de la place qu'elle tenait dans la vie de chacun , famille ou amis .
Tout le monde s'en souviendra comme d'une femme à trés forte personnalité et au caractère bien trempé qui avait le gout de recevoir . Combien ont gouté à son hospitalité et à son exceptionnelle cuisine ........

C'etait un dragon , bouillonnant d'énergie , qui devenait féroce dés lors que l'on attentait à l'image de l'un de ses proches .
Nul doute que de là haut elle va continuer à nous surveiller et à nous protéger , nous essayerons d'en être dignes .

Un hommage lui est rendu sur le forum du site par les élèves qui l'ont connue .


Zora sourit

Une rue, les gens passent
Les gens comme on les voit
Juste un flux, une masse
Sans visage, sans voix
Quel étrange aujourd'hui
Quelque chose, mais quoi ?
Désobéit

Une rue comme d'autres
Et le temps se suspend
Une tache, une faute
Et soudain tu comprends
Impudence inouïe
Insolite, indécent
Zora sourit

Zora sourit, aux trottoirs, aux voitures, aux passants
Au vacarme, aux murs, au mauvais temps
A son visage nu sous le vent
A ses jambes qui dansent en marchant
A tout ce qui nous semble évident
Elle avance et bénit chaque instant
Zora sourit

Des phrases sur les murs
Des regards de travers
Parfois quelques injures
Elle en a rien à faire
Elle distribue ses sourires
Elle en reçoit autant
Zora sourit, effrontément

Zora sourit, insolemment
Zora sourit pour elle, elle sourit d'être là
Mais elle sourit pour celles, celles qui sont là-bas
Pour ces femmes, ses soeurs qui ne savent plus sourire
Alors, des larmes plein le coeur, des larmes plein la vie
Zora sourit, Zora sourit, Zora sourit